LES METHODES NON MEDICAMENTEUSES

DE DESINTOXICATION TABAGIQUE

 

I – LES METHODES PSYCHOTHERAPEUTIQUES :

 

Le traitement comportemental n’est qu’un élément de l’ensemble des approches éducatives et psychosociales.

 

1 – Psychothérapie individuelle ou par petits groupes

 

Elle est parfois associée à d’autres méthodes : réunion avec un ou plusieurs thérapeutes s’intéressant aux motivations des fumeurs, adressant des informations sur les méfaits du tabac, des conseils d’hygiène alimentaire et sportive.

 

2 – Le plan des 5 jours

 

Elle rassemble un groupe de fumeurs pour des débats de 5 soirs consécutifs avec un médecin et un psychologue. Une première partie est consacrée à l’information sur les dangers du tabac (chiffres, statistiques, films….).  Une  deuxième partie insiste sur les conseils diététiques, respiratoires, sportifs, les techniques pour lutter contre l’habitude et éviter les situations tenantes. Enfin, des relations entre ex- fumeurs  et fumeurs désirant arrêter de fumer peuvent s’établir.

 

3 – Hypnose ou autohypnose

 

L’hypnose agit en réduisant l’envie de fumer, en augmentant le désir d’arrêter, en renforçant les ressources inconscientes visant à l’arrêt du tabagisme et au maintien de l’abstinence.

 

4 – Sophrologie

 

Elle consiste en un rejet du tabac par la relaxation à l’aide de cassettes écoutées chaque fois avant le sommeil, qui par leur ambiance musicale et relaxante adressent à l’inconscient des messages influençant l’individu.

 

5 – Méthode du salami

 

Elle consiste à diminuer progressivement la consommation journalière de cigarettes jusqu’à l’arrêt total sur une période de 6 à 9 semaines. Le fumeur perd progressivement son habitude en suivant un plan précis qui l’amène à réduire les moments de la journée où il a le droit de fumer et à modifier sa façon de fumer jusqu’à l’abstention totale. Cette méthode, difficile à supporter par les tentations constantes et la tension qu’elle procure, est de surcroît dangereuse car le risque de reprendre la consommation de cigarettes initiale, voire supérieure, est grand au moindre écart.

 

II – LES METHODES NON MEDICAMENTEUSES

Zone de Texte:
 


1 – Acupuncture

 

Consiste à mettre de fines aiguilles dans la peau

pour exciter certains points très précis

(pommettes, ailes du nez, temps, oreilles)

correspondant à certaines parties du corps, organes, nerfs afin

(et selon la théorie) de rétablir l’équilibre énergétique

et faire disparaître  la sensation  de besoin en provoquant un certain dégoût du tabac. Les aiguilles  sont implantées pendant 20 à 40 min à raison de 3 à 5 séances espacées d’une semaine.

 

Pratiquée par des personnes expérimentées, cette technique peut donner de bons résultats.( 20 à 25% d’abstinence à 1 an)

 

Zone de Texte:  2 – L’auriculothérapie

 

L’oreille, parcourue par de nombreux nerfs, contient de multiples

points par lesquels on peut agir sur l’organisme. L’auriculothérapie

consiste à stimuler deux points très précis situés de part et d’autre de

l’antitragus, soit par une agrafe, soit par un fil posé sous anesthésie

locale pendant 3 semaines. Son action modifie le goût de la cigarette

et supprime l’envie de fumer par l’intermédiaire de certains centres nerveux

stimulés par ces points.

 

Les résultats obtenus sont proches de ceux de l’acupuncture. Il est difficile de dire si les succès obtenus sont liés à l’effet placebo. Enfin, les risques infectieux ne sont pas négligeables.

 

3 – La mésothérapie

 

Il s’agit de l’injection intradermique d’un produit anesthésique local  en un point très précis dans les 2 oreilles afin de provoquer, par  stimulation de ce point, le dégoût de la cigarette : l’injection se fait en 3 à 4 séances à 15 jours d’intervalles. Les résultats à un an ne dépassent pas les autres, soit 20 – 30 %.

 

4 – L’homéopathie : Un autre traitement non médicamenteux.

 

L’administration à doses infimes et régressives pendant plusieurs semaines d’un extrait de tabac peut être une aide pour franchir le cap du sevrage par son action anxiolytique.

 

En complément de ce traitement médicamenteux, qui d’ailleurs ne risque d’entraîner aucun effet secondaire indésirable, le médecin procèdera systématiquement à un traitement lié au terrain de son patient.

 

L’homéopathie donne en général de bons résultats. Mais son efficacité n’est pas sûre  chez les très gros fumeurs.

 

5 - l’isothérapie :

 

Une méthode  qui consiste à fabriquer une dilution homéopathique à base de la cigarette entière (tabac, substance ajoutée, papier filtre). Il faut ensuite prendre 3 granules avant de fumer, un mauvais goût envahissant la bouche, l’envie de fumer sera de moins au moins forte et la cigarette sera éteinte rapidement. Ce procédé sera proposé lors de la phase de préparation à l’arrêt et laisser place à un traitement où le tabac est prohibé.

 

6- la phytothérapie :

 

N’a pas encore fait l’objet d’étude validée dans le cadre du sevrage tabagique, mais c’est une thérapeutique de choix pour contrôler au mieux, les symptômes  liés au syndrome de  manque. A raison de 200 à 600mg d’extraits secs par jour, la valériane est la plante reine dans cette indication. Sans risque d’accoutumance ou d’effets secondaires, elle permet de lutter contre  l’anxiété, la nervosité et les troubles du sommeil.

      

7 – la naturopathie :

 

Une rééquilibration alimentaire peut faciliter le sevrage tabagique et éviter une prise de poids.

Il convient donc  d’opter  pour une alimentation riche en vitamines et  oligoéléments. Pour  éliminer  les toxines et la nicotine de l’organisme, il faut le drainer en buvant beaucoup au moins trois litres par jour. L’ail active également l’élimination  de ces toxines.

 

III-AUTRES REMEDES :

 

1- La méthode Allen Carr

 

La méthode Allen Carr, du nom de son auteur anglais, est basée sur la compréhension des mécanismes mentaux de la dépendance psychologique au tabagisme.

Une fois la dépendance psychologique appréhendée, la dépendance physique (syndrome de manque) ainsi que la dépendance comportementale (habitudes)  ne fait pas obstacle à l’abstinence durable.

 

2- Autres aides alternatives

 

(La liste qui suit n’est pas limitative)

 

·   Cigarettes électroniques :

 

Une version électronique de l’inhalateur est promue soit comme transition vers la cessation, soit comme un moyen d’éviter la fumée passive pour les non-fumeurs.

L’appareil a la forme d’un petit cylindre un peu plus long qu’une véritable cigarette et génère un aérosol qui donne l’apparence de la fumée produite par une cigarette. L’emplacement du filtre contient une cartouche remplaçable  remplie de liquide, dont les principaux  ingrédients peuvent être de la nicotine, de l’arome artificiel de tabac et du propylène glycol.

Une diode lumineuse située à l’extrémité simule un foyer de combustion.

L’appareil simule l’acte de fumer et délivre le mélange vaporisé à la température de 50-60°C comparable à celle d’une cigarette. Le taux de nicotine varie suivant la cartouche utilisée permettant éventuellement une réduction progressive de la consommation.

 

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·         Incitation financière :

 

Elle pourrait, d’après certaines statistiques, tripler les chances de succès de sevrage tabagique, bien que dans l’absolu ce résultat reste modeste.